
Selon Fleury BERGER, maire de 1912 à 1919, dans "Essai de monographie historique
de la commune de Communay":
...les Romains, après s'être emparés de la ville de Vienne y appelèrent une colonie de vétérans formée
de familles agricoles qui se répandirent dans nos campagnes et s'organisèrent en petites bourgades...
Cette nouvelle division prenait le nom de celui qui en était le chef et celui-ci était choisi parmi les plus
considérés par leur naisance ou leur mérite... Près de Vienne, Commnay a le nom de COMINIUS...
... Nous n'avons aucune indication sur ce qui s'est passé dans notre commune jusqu'au Xième siècle.
Toutefois, il est à supposer qu'elle eut à souffrir de l'invasion des Sarrasins, car vers l'an 737,
ces barbares remontèrent la vallée du Rhône jusqu'à Lyon et mirent à feu et à sang tous les villages...
Il nous faut arriver au XI ième siècle pour trouver de vieilles chartres de donnation au monastère de Cluny
et à son abbé Mayol prieur de Ternay, qui nous donnent des précisions sur l'ager de Communay qui était dénommée
à l'époque : Comminiaco, Comminiacus, Comminiacem et Comminiaccum.
On découvre, par l'étude de ces chartres de donnation qu'il y avait alors à Communay deux églises
: St Lazare, aujourd'hui disparue, et St Pierre qui devait se trouver au village actuel lequel
s'était, vers les X ième ou XI ième siècle, entouré de remparts dont une partie se voit encore,
en ce début de XXIième siècle.
Communay deviendra ensuite proprièté de l'Archevêque de Vienne avant d'être donné aux frères de Limon de l'ordre
de Notre Dame de la Merci, en 1270; on y soignait les malades et les voyageurs.
Au parcellaire de 1702, le plus ancien document retrouvé à ce jour sur la commune, il est fait mention pour la
première fois du "Château de Communay" dont on sait que l'église
actuelle est bâtie sur la chapelle.

Notre église présente une particularité peu commune dans la région : elle n'a pas le même saint patron pour l'église et la paroisse. L'église (construction) est dédié à Saint Pierre alors que la paroisse de Communay, jusqu'en 2004, a Saint Blaise pour patron.
Depuis le 6 décembre 2004, comme dans de nombreux villages, le manque de prêtres a conduit l'Eglise à regrouper en une seule paroisse, les habitants de villages voisins tout en conservant les différents lieus de culte. Ainsi l'église de Communay est rattachée à la paroisse nouvelle de "St Claude en Val d'Ozon" du nom de St Claude de la Colombière, né le 2 février1641 à st Symphorien d'Ozon aujourd'hui chef-lieu du canton et canonisé par Jean-Paul II, le 31 mai 1992.

Robert VAYER (qui fait également partie des Amis de la Mine) et le "Club d'Histoire Locale" y ont consacré
une étude très complète et ont publié un petit fascicule d'une cinquantaine de pages relatant son histoire.
Ils se sont interressés à la fois à l'architecture d'origine, aux transformations et agrandisements qu'elle a connus
au cours des temps, à l'histoire des cloches, aux relations entre les municipalités et les différents curés
de la paroisse, aux us et coutumes qui rythmaient la vie des Communaysards...
Dès 1748 des paysans en arrachant un arbre furent intrigués par une terre noire "qui brûlait". Ils en entreprirent l'exploitation pour leur compte personnel mais la nouvelle se répandit, attirant les convoitises. Plusieurs demandes de concession furent présentées et en 1833 le roi Louis-Philippe rendit deux ordonnances octroyant deux concessions limitrophes, l'une sur Communay, l'autre sur Ternay.
La concession de Communay se développa, connut des hauts et des bas pendant près de 120 ans, changeant à plusieurs reprises de propriétaires (à son apogée, au début du XX ième siècle, elle comptait quand-même 300 ouvriers) tandis que celle de Ternay fut très vite abandonnée, les quelques rares filons découverts n'étant pas exploitables par manque de puissance.
La Société des Mines d'Anthracite de Communay, c'est son nom, racheta en 1900 la concession de Ternay pour la somme de 500f. A l'époque les affaires étaient florissantes.
C'est en 1913 que les ennuis commencent avec un détournement de fonds important, du fait du Directeur !... Malgré diverses tentatives de sauvetage la mine ferme en 1927.
Par suite de la guerre elle reprendra une certaine activité de 1941 à 1951 date à laquelle ce sera la fermeture définitive.

