Lorsque, dans les années 1990/1995, Paul BERTRAND et Robert CLUZE se sont rencontrés ils se sont mutuellement découverts
une vive curiosité pour la mine d'anthracite de Communay dont, par des voix différentes, ils connaissaient l'existence. Dès qu'ils en eurent
le loisir, ils entamèrent des recherches : aux archives municipales d'abord, aux archives départementales de l'Isère
(jusqu'en 1968 Communay était dans le département de l'Isère et ce n'est qu'à cette période qu'il fut rattaché
au département du Rhône), aux Houillères de Bassin du Centre et du Midi (H.B.C.M.) à St Etienne... Ils fouillèrent également la campagne
pour retrouver des vestiges oubliés. Devant l'ampleur des informations qu'ils
recueillirent ainsi, ils décidèrent de poursuivre leur enquête auprès de certains anciens mineurs de leur connaissance.
Ils les intewievaient, les filmaient et enregistraient leurs propos. Petit à petit ils rencontrèrent des gens qu'ils connaissaient déjà mais
dont ils ne savaient pas qu'ils avaient un jour travailler à la mine. Les témoignages s'ajoutaient aux témoignages
si bien qu'un jour nos deux curieux de l'histoire locale, entreprirent d'organiser tout ça en un film-vidéo "A communay...la Mine"
dans le but de le présenter au public (plus de deux heures de projection) .
Le succés remporté les incita à en tirer un livre qui porte le même titre que le film (tiré à 1350 exemplaires, il est épuisé depuis plusieurs années déjà)
et leur donna l'idée de regrouper au sein d'une association, anciens mineurs et tous ceux qui comme eux voulaient
oeuvrer à la défense du souvenir de la mine de Communay.
L'association était née !
L'Assemblée Générale Constitutive se réunissait le 13 mai 1997, élisait son premier bureau, adoptait
ses statuts qui étaient déposés à la Préfecture du Rhône le 3 juin de la même année (parution au Journal Officiel du 28 juin).
Une première modification des statuts devait intervenir en 2005, après la fermeture de la dernière mine de charbon en France, pour élargir les objectifs de l'association;
Une seconde est intervenue fin 2008 pour fixer le siège de l'association "chez le président" plutôt qu'en Mairie et ce pour des raisons de commodité quant à la réception du courrier.